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Éditorial |
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Le temps se contracte |
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Alain Fustec,
Président du directoire
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En 1992, la France est entrée en récession à cause de la guerre du golfe, mais les sociétés comme Sys-com, spécialisées dans le secteur tertiaire financier, n'ont effectivement subi les effets de la crise qu'en 1993. L'an dernier, au mois d'avril, notre groupe a ressenti les premiers signes d'un ralentissement économique ; la plupart des observateurs jugeaient le contexte serein, mais la croissance s'était arrêtée aux États-Unis… un mois plus tôt ! À dix ans d'intervalle, les effets macroéconomiques sur la microéconomie seraient donc dix fois plus rapides ! |
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Certes, l'expérience de notre entreprise ne saurait être érigée en règle ; néanmoins, ce basculement dans un monde économique très volatil dont les corrections sont de plus en plus brutales ne fait pas de doute. La montée fulgurante puis la dégringolade non moins rapide de la net-économie participent du même phénomène. |
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Que pouvons-nous en déduire sur le plan du management ? Que la capacité à anticiper les ralentissements devient un facteur clé de réussite. Il est non moins important de prévoir également les redémarrages. Nous tablons sur un retour à une bonne dynamique économique sous quelques mois ; et nous pensons que l'embellie se manifestera brusquement, avec une période de transition aussi courte que l'a été celle de retournement apparue il y a un an. |
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Risquons-nous à un parallèle avec la météo. Ne sortirions-nous pas d'une ère de climat océanique (frais en été, doux en hiver et avec des printemps et des automnes qui durent trois mois) à une ère de climat continental (froid en hiver, chaud en été avec des printemps et des automnes qui durent quinze jours) ? C'est moins facile pour s'habiller ! |
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Cette volatilité se retrouve à tous les niveaux. Reparlons un peu de technologie : les architectures Internet ont connu il y a deux ans une période de fièvre, puis, pour des raisons diverses, complexes et assez indépendantes de la technologie elle-même, la baudruche s'est dégonflée (ou la bulle a explosé). Sommes-nous prêts pour la prochaine étape ? |
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