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Sys-com mise sur le capital humain

 

ENTREPRISE DANS LA CITE
Bien notée par l’agence Arese, la PME poursuit –et accentue- ses efforts de
" croissance durable ".

 

Président du directoire de la société de conseil Sys-com, Alan Fustec s’est offert il y a un peu plus d’un an un audit réalisé par le cabinet de notation sociale Arese. Initiative rarissime pour une PME ! Et l’expérience fut plutôt encourageante : pour 15 critères sur 21, le diagnostic affichait des appréciations supérieures à la moyenne du secteur. De nombreuses entreprises consacrant un chapitre entier au développement durable de leur rapport annuel ne pourraient sans doute pas en dire autant. Le patron de Sys-com, lui , s’interdit d’évoquer ce concept dans sa communication externe. Il préfère se concentrer sur la notion de croissance durable. Déjà tout un programme ! Puisqu’il s’agit de placer la pérennité de l’entreprise au-dessus de la maximisation à outrance des profits à court terme. En s’appuyant sur la valorisation de son capital immatériel : le capital humain (motivation, turn-over, niveau d’études…), client (fidélité, rentabilité…) et " structurel " (brevets, marques, et savoir-faire…), Sys-com ne néglige aucune technique pour les développer : refus du management par le stress, plan d’actionnariat salarié (60% du personnel), plan de fidélité à points, réunion plénière d’information semestrielle, mais aussi enquête de satisfaction auprès des clients (93% de fidélité) ou des investisseurs… " Le capital immatériel n’est autre que l’instrument financier du développement durable ", assure Alan Fustec. L’audit d’Arese a tout de même attiré son attention sur d’autres aspects du concept qu’il négligeait jusqu’alors ; en particulier l’ouverture sur la société civile. Depuis, Sys-com a noué un partenariat avec l’Ecole de commerce de Tours et l’Ecole polytechnique féminine et fait voter une mesure attribuant des bénéfices à des actions de citoyenneté.

 

Stéphane LUPIERI - Enjeux les Echos - mars 2002

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