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Le mot du président |
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NOUVELLE GRILLE AFIN D'APPRÉCIER LA VALEUR |
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Alan FUSTEC
Président du directoire |
Au 30 juin 2001, le groupe Sys-com représente 34ME de chiffre d'affaires, 384 consultants et ingénieurs, 6,8 % de rentabilité nette ; la progression du CA est supérieure à 43% par rapport à l'an passé (38 % de croissance organique). Sur le plan stratégique, la prise de contrôle du cabinet 3D Harmony, en janvier 2001, nous a apporté des savoir-faire essentiels en conseil à direction générale ; elle a également renforcé nos activités de conseil qui représentent aujourd'hui plus de 50 % de notre chiffre d'affaires. Notre palette de compétences comprend désormais tous types de prestations de conseil et ingénierie en stratégie, organisation et systèmes d'information; sur le marché du secteur tertiaire financier où nous sommes concentrés, cette intégration de services est rare, pour ne pas dire unique.
L'accomplissement de plusieurs objectifs stratégiques au cours des douze derniers mois aura des conséquences favorables autant sur le court que sur le long terme. Mais comment évaluer, quantifier notre valeur et son augmentation ? |
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Notre groupe travaille depuis deux ans à l'usage et au développement du concept de capital immatériel. De quoi s'agit-il ?Une étude récente montre que la valeur des titres des sociétés cotées correspond en moyenne à sept fois la valeur nette comptable (le multiple est parfois de trente! Étude publiée par le cabinet Mazard, Comment valoriser son capital immatériel ?, Marie-Ange Andrieux, directeur de Mazard Finance, dans Option finance, n° 635, mars 2001.) . Ce constat suffit à lui seul pour prouver que la valeur des entreprises ne se lit pas uniquement dans les comptes. Il en est de même pour les sociétés non cotées, bien que les écarts entre valeur comptable et valeur marchande soient plus réduits. La différence entre valeur comptable et valeur réelle - le " goodwill " - est aujourd'hui calculée selon des méthodes financières, qui, bien que performantes, présentent des limites sévères. En effet, que l'évaluation soit basée sur l'actualisation des cash flow à venir ou des flux d'EVA futurs, le calcul s'avère hasardeux, et cela pour une raison simple : aucune de ces méthodes ne permet de savoir si le " business plan" est crédible, si le prévisionnel sera réalisé... L'approche capital immatériel, au contraire, s'attache à expertiser le plan de développement de l'entreprise afin d'apprécier sa solidité avec le plus d'acuité possible.
Le capital immatériel s'illustre par deux équations :
- La valeur de l'entreprise est la somme du capital financier et du capital immatériel.
- Le capital immatériel est fonction de trois variables : le capital client, le capital humain et le capital structurel (le poids de chacun de ces items varie d'un secteur à l'autre).
- Le capital client s'apprécie en étudiant la fidélité de la clientèle, la valeur actuelle des clients (rentabilité sur la durée moyenne de la relation d'affaires), la capacité à gagner de nouveaux comptes...
- Le capital humain est basé sur des données telles que le niveau moyen d'étude des collaborateurs, leur motivation, leur fidélité, le budget formation...
- Le capital structurel s'évalue quant à lui en fonction des brevets, des marques, des savoir-faire rédigés, de la qualité du système d'information... |
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Grâce à cette approche, tous les éléments précurseurs de la prospérité et de la sérennité de l'entreprise sont évalués avec rationalité. Non seulement cette démarche constitue un complément essentiel aux approches traditionnelles, mais elle ouvre aussi la voie à une analyse financière d'un nouveau type. Par exemple, dans le cas d'une société de conseil et d'ingénierie, si le capital structurel est faible et le capital humain élevé (rapport CS/CH nettement inférieur à 1), cela signifie que l'entreprise ne dispose pas d'un système de gestion et de partage de la connaissance suffisamment élaboré; une telle entité ne vaut que par ses collaborateurs, et le risque de fuite des cerveaux la rend très vulnérable. À l'opposé, si le capital structurel est élevé et le capital humain faible (par exemple, CS/CH = 5), on peut prédire que, grâce à la qualité de ses produits et de son organisation, l'entreprise est très bien placée pour réussir à court terme, mais qu'elle n'a pas recruté les hommes pour innover et assurer sa pérennité à long terme.
La prise en compte du capital immatériel présente l'énorme avantage de réconcilier le bon sens et la finance : si l'entreprise forme ses collaborateurs et investit en R&D (avec pertinence bien sûr), le bon sens indique qu'elle accroît sa valeur, mais une analyse financière de premier niveau apporte la réponse inverse (baisse de la rentabilité, baisse de l'EVA...). Certes, les analystes financiers se livrent à des retraitements plus ou moins normalisés, mais, lorsque le dossier est complexe, les conclusions demeurent souvent erronées. Cela explique que patrons et analystes soient fréquemment en désaccord. Par exemple, lors du rapprochement Pernod-Ricard - Seagram, la communauté financière jugea le coût d'acquisition trop élevé et sanctionna le titre. Mais elle dut se raviser plus tard, confirmant ainsi la justesse des vues de la direction du groupe. Nous pouvons suggérer qu'une approche capital immatériel aurait évité cette différence d'appréciation.
Sys-com est l'une des toutes premières sociétés en France à s'être dotée d'un département capital immatériel, dont la mission est de piloter diverses actions visant à l'accroissement de la véritable richesse de l'entreprise. Nos clients, nos collaborateurs et nos actionnaires y trouvent une garantie de croissance pérenne. |
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Quand la conjoncture est euphorique, comme ce fut le cas lors de ces dernières années, loin de nous contenter de " surfer sur la vague", nous nous renforçons pour l'avenir selon un plan stratégique formalisé et publié. Quand le marché devient chaotique, ce qui dans une certaine mesure devrait se produire à court terme, nous sommes préparés à "encaisser le choc " ; nous sommes stables, peu sujets à la volatilité. Nous avons décidé d'éditer tous les ans un rapport détaillé sur notre capital immatériel, en complément de la communication financière traditionnelle. Le premier exemplaire sortira prochainement, sans doute sous forme électronique, et sera disponible gratuitement. |

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Alan FUSTEC
Président du directoire |
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